La SGPME et Cofina Côte d'Ivoire ont signé, le 21 octobre 2026 à Abidjan, deux conventions de garantie d'un montant global de 8 milliards francs CFA. L'objectif est de faciliter l'accès des PME au financement en réduisant le risque supporté par l'institution financière. Un enjeu majeur pour un tissu entrepreneurial qui peine encore à obtenir des crédits adaptés à ses besoins. L'accès au financement demeure l'un des principaux obstacles au développement des PME ivoiriennes. Pour tenter de lever ce verrou, la Société de garantie des crédits aux PME ivoiriennes (SGPME) et Cofina Côte d'Ivoire ont conclu deux conventions de garantie portant sur un montant total de 8 milliards F CFA. Les accords signés reposent sur deux mécanismes distincts. Le premier concerne une Garantie Individuelle de 3 milliards F CFA. Tandis que le second porte sur une Garantie Partielle de Portefeuille dotée de 5 milliards F CFA.

L'ambition affichée est claire. Permettre à davantage d'entreprises d'accéder au crédit, même lorsqu'elles ne disposent pas des garanties habituellement exigées par les établissements financiers. Contrairement à une ligne de financement classique, les 8 milliards F CFA annoncés ne seront pas directement prêtés aux entreprises. Les fonds servent à garantir une partie des crédits accordés par Cofina aux PME éligibles. La Garantie Individuelle couvre différents types de crédits sur une durée maximale de cinq ans. Chaque dossier fait l'objet d'une analyse avant toute décision de couverture. La Garantie Partielle de Portefeuille fonctionne autrement. Elle permet à Cofina de bénéficier d'une couverture sur une partie de son portefeuille de crédits destinés aux PME répondant aux critères définis dans la convention. Pour les entreprises, ce dispositif augmente les chances d'obtenir un financement. Pour l'établissement financier, il réduit une partie du risque lié au crédit.

​Priorité aux femmes entrepreneures

L'une des particularités de l'accord concerne l'entrepreneuriat féminin. Les deux mécanismes prévoient un niveau de couverture pouvant atteindre 80 % pour les PME majoritairement détenues par des femmes. Cette orientation s'inscrit dans une stratégie plus large de renforcement du financement inclusif. Lors de la signature, les responsables des deux institutions ont souligné la nécessité d'accompagner davantage les entreprises qui restent à l'écart des circuits classiques du crédit. Un défi important dans un contexte où les PME représentent l'essentiel du tissu économique ivoirien, mais continuent de faire face à des difficultés d'accès aux ressources financières nécessaires à leur croissance.