Pas question de jouer les figurants. Récemment à Erevan, le e Ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a rappelé à ses troupes que la Côte d'Ivoire ne vient pas en Arménie pour observer, mais pour peser. Devant une délégation d'une trentaine de personnes, le Ministre a réclamé une participation active à chaque session de travail. Son message tenait en trois mots d'ordre, à savoir solidarité, cohésion et patriotisme. L'appel prend tout son sens dans une conférence où près de 200 États négocient ligne à ligne des textes sensibles. Le même jour, le Ministre a pris part au segment de haut niveau. Il y a plaidé pour des engagements internationaux renforcés, des financements durables et une meilleure implication des communautés locales. Abidjan a aussi rappelé son ambition de porter le couvert forestier de 9,2% du territoire (données 2021) à au moins 20% d'ici 2030. Le pays prépare par ailleurs un Fonds national pour la biodiversité, dans le cadre de l'initiative BIOFIN.
L'enjeu dépasse les frontières. Cette COP de mi-parcours dresse le bilan du Cadre de Kunming-Montréal, adopté en 2022. Ce cadre fixe 23 objectifs à l'horizon 2030, dont la protection de 30% des terres et des océans. Or les progrès sont jugés faibles à très faibles pour près des trois quarts de ces cibles. Les négociations se sont achevées le 31 octobre par l'adoption de la « Voie d'Erevan », une feuille de route destinée à accélérer l'action. Plusieurs observateurs jugent toutefois que son ambition a été affaiblie par la recherche du consensus.
En exhortant sa délégation à parler d'une seule voix, le Ministre Abou Bamba rappelle qu'en diplomatie environnementale, l'unité est un atout.