Dans un contexte où la Banque mondiale estime que 216 millions de personnes pourraient être déplacées d'ici 2050 en raison du climat, cette rencontre régionale prend une résonance particulière pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Inondations, sécheresses, dégradation des terres, les phénomènes extrêmes redessinent les dynamiques migratoires du continent, forçant des communautés entières à quitter leurs foyers. 

Lors de la Conférence a Lagos sur la mobilité humaine et le changement climatique, organisée par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), M. Parfait Kouadio, Directeur de Cabinet du Ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba a présenté les actions concrètes de la Côte d'Ivoire pour anticiper et gérer les mobilités climatiques, notamment à travers sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0), qui intègre désormais pleinement la dimension humaine. Son intervention a porté sur l'engagement du pays à renforcer la résilience des communautés vulnérables face aux transformations sociales, économiques et territoriales imposées par le climat. Lors de cette conférence, la Côte d’Ivoire a signé la Déclaration de Kampala, un texte continental fondé sur les droits humains, visant à prévenir, gérer et répondre aux impacts des migrations climatiques en Afrique. À ce stade, 35 des 55 pays africains concernés l'ont adoptée, dont 13 États d'Afrique de l'Ouest et du Centre.

En apposant sa signature à ce document, la Côte d'Ivoire ouvre la voie à une coopération régionale renforcée, à des mécanismes de financement dédiés et renforce son leadership climatique en Afrique de l'Ouest.