Il y a quelques jours, la Côte d'Ivoire et le Global Green Growth Institute (GGGI) ont officiellement lancé, un nouveau Cadre de Coopération couvrant la période 2026-2028. Ce partenariat renouvelé s'inscrit dans un contexte où le pays a adopté, en novembre 2025, ses Contributions Déterminées au niveau National de troisième génération (CDN 3.0), fixant des objectifs ambitieux à l'horizon 2035 (réduire les émissions de gaz à effet de serre de 33,07%, porter les énergies renouvelables à 46% du mix énergétique et restaurer 1,5 million d'hectares de forêts). La mise en œuvre de ces engagements nécessite une mobilisation de ressources estimées à plus de 62 milliards de dollars américains à l'horizon 2030.
Le nouveau cadre avec le GGGI répond précisément à ce défi de financement. Il prévoit le développement de projets à fort impact susceptibles d'attirer des financements climatiques internationaux, le soutien aux investissements verts du secteur privé, le renforcement des mécanismes de résilience face aux changements climatiques et la promotion de l'innovation technologique et institutionnelle. La représentante pays du GGGI, Olola Vieyra, a dévoilé lors de la cérémonie les contours opérationnels de ce dispositif. Ce partenariat s'inscrit également dans la dynamique impulsée par le Cadre de Coopération ONU-Côte d'Ivoire 2026-2030, lancé en avril 2026, qui mobilise plus d'un milliard de dollars pour soutenir la résilience environnementale et la gouvernance durable du pays.
Notons que la Côte d'Ivoire affiche ainsi une cohérence stratégique rare en Afrique de l'Ouest, en alignant ses outils de coopération internationale sur une feuille de route climatique claire, mesurable et financée (preuve que la transition écologique n'est plus un horizon lointain, mais un chantier en marche).