Concilier industrialisation et respect du climat, voici comment la Côte d’Ivoire entend se conformer aux mesures de protection du climat. Et pour joindre l’acte à la parole, le pays a signé, via le Bureau National d'Études Techniques et de Développement (BNETD), un protocole d'accord stratégique, avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La signature de ce protocole intervient dans un contexte où la Côte d'Ivoire intensifie ses ambitions climatiques. En octobre 2025, le pays a officiellement soumis ses Contributions Déterminées au niveau National version 3.0 (CDN 3.0), s'engageant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 33,07% d'ici 2035. Ainsi, cette nouvelle alliance PNUD-BNETD s'inscrit dans cette dynamique, en dotant les deux institutions d'un cadre opérationnel pour co-concevoir des projets structurants, verts et socialement inclusifs.

Le BNETD, bras technique de l'État ivoirien, apporte son savoir-faire en ingénierie et planification, tandis que le PNUD mobilise ses ressources en financement climatique et en gouvernance du développement durable. Ensemble, ils entendent renforcer l'attractivité des investissements dans les projets climatiques et développer des villes durables, en phase avec l'Aspiration 2 de l'Agenda 2063 qui prône des infrastructures africaines de classe mondiale. Ce partenariat prévoit aussi un volet de renforcement des capacités des experts ivoiriens face aux enjeux environnementaux émergents.

Notons que dans le prolongement du Programme de Coopération Côte d'Ivoire-PNUD 2026-2030, doté de 99,3 millions de dollars, qui fait de la résilience climatique l'un de ses trois axes prioritaires, ce partenariat consolide une architecture institutionnelle au service de la transition écologique. Il traduit une volonté commune, celle de faire de la Côte d'Ivoire un modèle de développement durable en Afrique de l'Ouest, où chaque projet d'infrastructure devient un levier de justice climatique et de croissance inclusive.