Le futur TGV traversera 5 pôles urbains et économiques majeurs à savoir Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo et Ferkessédougou. Selon les informations rendues publiques, la liaison Abidjan-Yamoussoukro sera couverte en seulement 45 minutes, contre plus de deux heures par la route aujourd'hui. Ce gain de temps ouvrirait la possibilité de résider dans la capitale politique tout en travaillant à Abidjan, allégeant sensiblement la pression démographique sur la métropole lagunaire.
Un levier puissant pour l'industrie
Au-delà de la mobilité des personnes, le TGV représente un accélérateur industriel de premier plan. En connectant le Sud économique au Nord agricole et minier, il facilitera l'acheminement des matières premières (cacao, coton, noix de cajou, minerais) vers les unités de transformation installées dans les zones industrielles du pays. Les pôles régionaux comme Bouaké et Korhogo, aujourd'hui sous-exploités, pourraient attirer de nouveaux investissements industriels et logistiques grâce à leur désenclavement. La réduction des coûts de transport stimulera la compétitivité des entreprises ivoiriennes à l'échelle sous-régionale.
Un financement à sécuriser
Le projet s'inscrit dans l'enveloppe globale du PND évaluée à plus 114 000 milliards de FCFA, adoptée à l'unanimité. Son financement repose à 70,2% sur le secteur privé et les partenariats public-privé, l'État assurant les 29,8% restants. Un Groupe consultatif réunissant la Banque mondiale, la BAD et l'Union européenne est prévu les 8 et 9 juillet 2026 à Abidjan pour mobiliser les partenaires.
Encore au stade des études de faisabilité, le TGV ivoirien n'en demeure pas moins un symbole fort. Celui d'un pays qui mise sur ses infrastructures pour faire de l'intégration territoriale le moteur de son industrialisation.