Le 30 juillet 2026 à Gaborone, la Côte d’Ivoire et le Botswana ont signé un protocole de coopération inédit dans les secteurs des mines et de l’énergie. L’accord, paraphé par Mamadou Sangafowa Coulibaly, Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, et son homologue botswanaise Bogolo Joy Kenewendo, marque une étape décisive pour l’avenir minier ivoirien. Il couvre la recherche géologique, l’exploration, la filière diamant, les ressources aurifères, les minéraux critiques, la gouvernance, la formation et la coopération institutionnelle. Le Botswana est reconnu comme l’un des rares pays africains à avoir transformé ses ressources naturelles en moteur de développement. En un demi-siècle, il a bâti une industrie intégrée autour du diamant, maîtrisant toute la chaîne de valeur, de l’exploration à la commercialisation. Les revenus miniers ont permis de financer l’éducation, la santé et les infrastructures, faisant du pays une référence mondiale en matière de gouvernance minière. Pour Mamadou Sangafowa Coulibaly, « nous nous inspirons du modèle botswanais pour transformer le secteur minier ivoirien ». Pour la partie ivoirienne, cet accord doit permettre de puiser auprès du Botswana les leviers susceptibles de transformer le potentiel géologique en développement économique. Dans sa déclaration, Mamadou Sangafowa Coulibaly a indiqué que la Côte d'Ivoire s'inspire du modèle botswanais pour transformer son secteur minier. Un modèle qui a permis au pays de bâtir autour du diamant une industrie intégrée, de l'exploration à la commercialisation.
Un potentiel géologique à valoriser
La Côte d’Ivoire est aujourd’hui l’un des territoires miniers les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest. Les découvertes de classe mondiale de Koné, Tanda-Iguela et Doropo ont renforcé son attractivité, auxquelles s’ajoutent des perspectives prometteuses dans le manganèse, le nickel, le lithium et le diamant. Selon les données du ministère des Mines, le pays compte déjà plus de 150 permis d’exploration actifs. Le défi n’est plus seulement de découvrir des gisements, mais de convertir cette richesse géologique en emplois qualifiés et en valeur ajoutée industrielle.
Vers une coopération institutionnelle et privée
Depuis une première mission ivoirienne à Gaborone en février 2026, les échanges techniques se sont intensifiés. Des experts botswanais ont visité les sites diamantifères de la SODEMI pour identifier des projets concrets. Le protocole signé prévoit également un environnement favorable au développement de partenariats entre entreprises privées ivoiriennes et botswanaises, avec pour ambition de transformer la coopération institutionnelle en investissements, transferts de technologies et projets industriels. Cette alliance ouvre la voie à une industrie minière intégrée, capable de diversifier l’économie ivoirienne et de réduire sa dépendance aux filières traditionnelles comme le cacao et le café.