Il y a 6 jours, la BERD a annoncé l'octroi d'un prêt allant jusqu’à 60 millions de dollars (soit 33,8 milliards de FCFA) à la société Dorado. L’objectif étant de renforcer la chaîne de valeur de l'anacarde dans le pays. Cet investissement servira principalement pour les besoins en fonds de roulement des filiales ivoiriennes de Dorado, leur permettant d'augmenter l'approvisionnement en noix brutes destinées à la transformation avant exportation hors de l’Afrique.
Ce nouvel investissement s'inscrit dans une dynamique nationale déjà en marche. Entre 2015 et 2024, les capacités de transformation du cajou en Côte d'Ivoire sont passées de 68 515 à 350 000 tonnes, générant plus de 18 000 emplois dont 66% occupés par des femmes. Le gouvernement ambitionne de transformer 50% de la production nationale d'ici 2030, avec une capacité cible de 730 000 tonnes. Les retombées attendues de ce prêt sont multiples. En renforçant les capacités de transformation, la Côte d'Ivoire (1er producteur mondial avec environ 1,5 million de tonnes de noix brutes en 2025) augmente la valeur ajoutée de ses exportations. Cette stratégie consolide également la position du pays comme premier transformateur africain et troisième mondial.
Retenons que ce n'est pas la première fois que la BERD s'engage dans la filière cajou ivoirienne. En février 2026, elle avait déjà accordé un prêt de 70 millions d'euros à Valency International pour ses activités de transformation en Côte d'Ivoire et au Nigeria. Ces engagements successifs confirment la confiance croissante des bailleurs internationaux dans le potentiel industriel ivoirien.