Une délégation d’investisseurs italiens a été reçue ce 15 octobre, par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, en marge du premier Forum sur l’investissement en Côte d’Ivoire. La mission était conduite par l’Ambassadrice d’Italie, Roberta Di Lecce. Au cœur des échanges figurait une demande claire. Les investisseurs souhaitent bénéficier de l’accompagnement des autorités ivoiriennes afin de faciliter la concrétisation de leurs projets. Selon la diplomate italienne, cette démarche vise à créer des résultats tangibles pour les entreprises des deux pays. « Nous espérons qu'avec l'appui de Son Excellence le Premier Ministre et du gouvernement de la Côte d'Ivoire, nous allons vraiment progresser sur les terrains et nous allons avoir des résultats concrets », a plaidé l'ambassadrice Roberta Di Lecce. Cette rencontre dépasse le simple cadre diplomatique. Elle s’inscrit dans le Plan Mattei, la stratégie mise en place par l’Italie pour renforcer sa présence économique en Afrique. Dans ce dispositif, la Côte d’Ivoire figure parmi les pays prioritaires. Les autorités italiennes souhaitent mettre leurs ressources financières et leur expertise au service des priorités définies par le Plan national de développement 2026-2030. Cette convergence d’intérêts concerne principalement l’énergie, l’agriculture, l’agroalimentaire et les infrastructures. Le choix de la Côte d’Ivoire n’est pas anodin. Avec sa position de locomotive économique en Afrique de l’Ouest, le pays constitue un marché stratégique pour les entreprises européennes à la recherche de nouveaux relais de croissance.

Des échanges économiques déjà solides

Les relations économiques entre Abidjan et Rome reposent déjà sur des bases concrètes. Lors du forum, il a été révélé que les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 829 millions d’euros en 2025. Ce volume représente une hausse de 11 % par rapport à 2024. Les autorités ivoiriennes veulent désormais franchir une nouvelle étape. L’objectif consiste à attirer davantage d’investissements productifs capables de soutenir la transformation locale des matières premières et la création d’emplois industriels.

Face à cette ambition, l’Italie affiche sa volonté de jouer un rôle plus actif. Pour Abidjan, l’enjeu est de convertir cette volonté politique en projets industriels, agricoles et énergétiques capables d’accompagner la mise en œuvre du PND 2026-2030. Pour Rome, la Côte d’Ivoire apparaît désormais comme l’une des portes d’entrée de sa stratégie économique sur le continent africain.